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N°18 

Performances garanties !

Attention, ça va décoiffer ! Temps de crise et nouvelles contraintes ne font pas bon ménage dans le monde de l’habitat. L’actualité est dominée par l’entrée en vigueur de la Réglementation Thermique 2012. Attendue, espérée ou redoutée, elle va changer profondemment les attentes chez l’acheteur et l’art de bâtir chez les professionnels. Car, la révolution tient en trois mots : « Obligation de résultat ». Finie la seule obligation de moyens pour atteindre un seuil réglementaire. Désormais, la consommation d’énergie est clairement établie – 50 kWh.ep/m2/an –, avec quelques modulations selon la situation géographique et l’altitude du projet. Ensuite, le permis de construire est n’accordé que si l’administration valide les calculs thermiques des systèmes qui seront mis en oeuvre pour atteindre ces 50 kWh. Enfin, le résultat est contrôlable et pénalement sanctionnable, s’il ne respecte pas les exigences.

La double peine de la compacité

Cette RT 2012 impose un travail d’équipe entre l’acheteur et son concepteur, son maître d’ouvrage, et les différents métiers. Car, chaque élément du bâti interagit avec un autre. La dimension d’une seule fenêtre comme la hauteur d’un plafond ou l’axe d’orientation d’une façade vont modifier tous les calculs d’épaisseur d’isolant et de puissance du générateur de chaleur. La forme du bâti devient primordiale, car la non-compacité d’un volume va instaurer une « double peine » fort onéreuse, comme vous pourrez le découvrir dans ces pages.

Bonus-malus énergie

Au rang des mesures qui vont aussi changer la donne, un bonus-malus entrera en vigueur en 2014. Le principe : plus je consomme, plus l’énergie qui dépasse le volume de base qu’on m’a autorisé devient chère (en kW). À l’inverse, si je consomme moins d’énergie que le quota qui m’a été fixé, je paye ma consommation moins chère que le prix normal. Ce sera vrai pour les propriétaires, mais aussi pour les locataires qui seront autorisés à déduire une partie de leurs éventuels malus du montant de leur loyer, pour inciter leurs propriétaires à rénover.

Prime à la casse et coup de gueule

Difficile d’éviter toutes les publicités pour la « Prime à la casse des chaudières au fioul ». Avec des échéances sans cesse prolongées (fin 2013), ces primes sont de 700 € minimum pour remplacer une chaudière de plus de 15 ans par un matériel plus performant. Mais, il convient d’y regarder à deux fois. En 2011, nos consommations d’électricité et de chauffage ont baissé en volume de 11,2 % grâce à une météo favorable. Mais le montant de nos dépenses n’affiche qu’une baisse modeste de 2,4 %. Car, en même temps, le prix de l’électricité a augmenté de 6,5 % et celui du gaz de 9,7 %. La palme revient au fioul avec + 23,1 %. On comprend donc l’intérêt des distributeurs de fioul et des fabricants de chaudière à « offrir » une prime pour fidéliser leurs clients : Ils sauront vite amortir le « cadeau ».

Étiquette escroquerie A++

Les industriels du chauffage (chaudière, chauffeeau, pompe à chaleur…) sont très forts ! ils arrivent à faire reporter la mise en oeuvre de l’étiquette « énergie » sur leurs produits depuis plus de six ans. Incroyable paradoxe : Alors que pas un appareil électro-ménager, une ampoule, une voiture ou un logement ne sont vendus sans cet indicateur dûment certifié, ceux dont il s’agit du coeur de métier se montrent incapables de nous informer clairement sur l’efficacité de leurs appareils ! Pourtant, s’il y a bien un domaine où cette étiquette serait déterminante pour aider le consommateur à faire le bon choix, c’est bien celui de la performance thermique des systèmes de chauffage. À l’heure où citoyens et pouvoirs publics déploient leurs efforts pour réduire les émissions polluantes, on pourra bientôt attribuer à ce lobby l’étiquette « Escroquerie, mention A++ ».

Avec plaisir

Heureusement, à une échelle plus modeste, l’intelligence et la volonté d’hommes et de femmes audacieux nous offrent de vraies bonnes solutions. Le plaisir est là quand le projet sort de terre et dévoile ses qualités, quand la froideur des résultats enregistrés vient confirmer les calculs théoriques. Qu’il s’agisse d’un chalet à la montagne, d’une maison en forme de vague végétale ou d’une étonnante demeure panoramique et semienterrée, l’architecture sait se mettre au diapason de la performance et nous émerveiller. Enfin, si vous n’appliquez qu’un seul de nos dix trucs faciles et pas chers pour colmater les trous dans l’isolation de votre logement, nous vous garantissons que vous économiserez bien plus que le prix d’achat de notre magazine à étiquette « positive ». Merveilleux, non !

Christophe Faure

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Le premier chalet positif en énergie

Ce chalet alpin d’expression résolument contemporaine est largement ouvert au sud en épousant la topographie du terrain. Le caractère noble du zinc donne à la façade Nord une allure de refuge de montagne et le bardage en mélèze le côté chaleureux. La combinaison du solaire passif, de l’isolation par l’extérieur, du photovoltaïque et d’une PAC avec géothermie en fait une maison à énergie positive, la première en montagne. Une réalisation novatrice des Chalets Bayrou à Briançon.


Une vague de verdure

Imaginons une superbe prairie soulevée par une grande houle. Imaginons que cette ondulation se fige dans le paysage et qu’on puisse vivre sous cette vague végétale…


Le palmarès des palmarès !

Le 1er Prix National de la Construction Bois vient d’être décerné lors du dernier salon de la maison bois d’Angers. Pour cette première édition, 357 réalisations, émanant des différentes régions françaises, étaient en compétition. Au final, 21 lauréats ont été sélectionnés (15 prix et 6 mentions) par un jury de professionnels. Nous vous présentons les projets primés dans les catégories suivantes : Logements individuels > 120 m2, Logements individuels < 120 m2, Extensions & surélévations et le tant convoité prix du public !


Bon sens et énergies renouvelables

Bioclimatisme, performance, architecture réfléchie et implication sont les quatre piliers de cette réalisation. Un projet remarquable pour ses qualités thermiques, son intégration et implantation, son rapport à l’environnement et ses équipements.


L’esprit de la RT 2012

La RT 2012 est d’abord et exclusivement un règlement de construction. Donc, elle ne s’intéresse qu’à ce qui est mesurable dans le bâtiment. Comme on ne peut valoriser que ce qui est vérifiable et opposable, elle se fonde sur le comportement moyen, même si ces moyennes sont assez difficiles parfois à sérier. C’est pourquoi, s’il est possible de prendre en compte d’autres données mesurables, la recherche plus poussée au plus près des comportements devient plus subtile et sort de la base réglementaire. On entre dans des calculs thermiques dynamiques, avec des modélisations plus pointues.

Par Philippe Lefèvre, thermicien-conseil


De l’importance de la forme ou… Le coût faramineux de la double peine

Selon la Fédération Française des Tuiles et Briques qui vante les mérites de la toiture en pente, « cette forme présente moins de déperdition de chaleur que la toiture terrasse ». Pourtant, entre les règles de la géométrie, les lois de la physique et les performances thermiques du bâti, la « vérité » sur la compacité est… ailleurs. Mais son impact financier est énorme !


Pourquoi les parois chauffantes et rafraîchissantes sont en plein essor ?

Inventé au temps de la Rome Antique grâce à des canalisations de terre cuite logées dans les sols des villas, le chauffage par le sol réapparaît dans les années 60-70 avec des circulations d’eau à haute température, qui seront finalement interdites en 1978. C’est donc à basse température (28° maxi en surface) que le plancher chauffant-rafraîchissant connaît un nouveau départ et un grand succès. En 2011, il équipait près de 40 % des maisons individuelles neuves et 7,5 millions de m2 étaient posés. La technique se décline désormais pour les murs et les plafonds.


Unique au monde : le bonus-malus sur les consommations d’énergie dès 2014

Pour réduire les consommations d’énergies, de multiples solutions se font jour tant techniques que financières. La dernière d’entre elles est la tarification progressive. Un dispositif complexe, mais qui devrait se révéler fortement incitatif pour engager une transition énergétique vers des sources renouvelables et avec une plus grande sobriété. Car le bonus « rémunère » clairement les efforts d’économie et le malus…


Les 10 trucs faciles, pas chers, et qui rapportent gros !

Selon le bon vieux principe : « L’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas », réduire les pertes de chaleur dans un logement est une action toujours rentable. À l’encontre des plus élémentaires de nos intérêts tant au niveau du confort que du porte-monnaie, nous acceptons de vivre dans des passoires thermiques pour la seul raison que nous n’en voyons pas les trous.

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