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Guide pratique de la maison positive
N°05 

ALLUMER UN FEU…

Quand on y songe... La portée de cette invention est incommensurable ! Depuis que l’homme est homme sur cette terre, et qu’il a frotté deux silex pour faire jaillir quelques étincelles, il a toujours procédé de la même façon pour allumer un feu de bois. Un geste presque inscrit dans nos gènes qu’il va pourtant falloir changer. Car, après de nombreuses observations et analyses, les Suisses ont rien moins inventé qu’une nouvelle technique d’allumage du feu de bois ! Attention, la méthode est "technique", et nous a valu quelques déboires... Mais l’enjeu est d’importance. Pour découvrir le secret de la "combustion supérieure", c’est à la page 54 !

LE VOL DE CALORIES

Vous prenez un logement, vous en posez un dessus, un à droite, un à gauche et un dessous, puis vous recommencez l’empilage et vous obtenez un immeuble en copropriété dans lequel chacun est logé sous un toit unique, protégé par un voisin sur deux à quatre de ces faces et partage une seule installation de chauffage. Cette densité et cette mise en commun d’équipements devraient logiquement offrir les coûts d’énergies les plus faibles. C’est exactement l’inverse qui se produit. Les copropriétés arrivent largement en tête en matière de consommation de chauffage : 44% de plus que les HLM.  Avec le Grenelle de l’environnement, cet énorme gaspillage doit cesser. La loi fixe maintenant des obligations précises et des échéances claires en terme de performance pour les immeubles anciens. Coût estimé des travaux : entre 600 et 800 milliards d’euros ! Avec des problématiques complexes : comment faire entrer les énergies renouvelables et l’isolation thermique dans ces bâtiments gérés par des copropriétaires aux intérêts divergents et aux disparités de ressources. Comment convaincre le propriétaire de l’appartement bien exposé et protégé par ses voisins, à qui il vole, volontairement ou involontairement, leurs calories, de contribuer aux travaux d’isolation d’un dernier étage au nord, sous des toits non isolés ? La mise en oeuvre d’un développement durable dans les ensembles immobiliers

va être un sacré challenge. Le livre écrit par une association de responsables de copropriétés représentant 12 000 immeubles en France, nous révèle les pistes à suivre. Mais, dans tous les cas, les efforts seront énormes. Estimés à 20 000 euros par logement !

LE BENEFICE DU "VERT"

Les motivations à la réalisation des améliorations thermiques dans les copropriétés viendront peut-être d’une préservation de la valeur du patrimoine. Un jeune chercheur néerlandais, lauréat du Prix 2009 de la recherche européenne, vient, en effet, de démontrer que "la valeur à long terme des actifs immobiliers dépendra de plus en plus de leur qualité environnementale". Il chiffre aujourd’hui à +3% le montant d’un loyer dans un immeuble "vert" par rapport à un immeuble standard de qualité et de localisation équivalente, à +6% quand il l’ajuste avec un taux d’occupation bien meilleur. Quant à la revente, c’est déjà 16% de plus ! Combien dans dix ans ?

22 EUROS PAR MOIS

Ou 263 euros par an. C’est le coût du chauffage dans une maison à ossature bois de 85 m2 habitables, livrée clef en main pour 106 000 euros TTC. Une belle performance du constructeur Ossabois, qui obtient une consommation d’énergie très limitée pour un prix de construction tout à fait compétitif. Selon Pascal Chazal, la solution réside dans l’industrialisation de l’enveloppe extérieure. Le clos-couvert préfabriqué en atelier est, selon lui, la seule solution pour obtenir des baisses significatives de coûts avec des niveaux thermiques garantis. Dans l’interview qu’il nous a accordé, cet entrepreneur innovant, évoque ses axes de développement pour une maison économe en énergie. Il nous présente notamment sa salle de bains cellulaire, livrée prête à l’emploi par camion et branchée en une heure, avec son module complet d’énergie. Il évoque aussi les recherches de son bureau d’études sur la mise en place d’un logiciel de simulation thermique dynamique. Grâce à la modélisation

informatique d’un projet sur son terrain, associé à un programme climatique qui va reproduire très rapidement une année de météo locale, il pourra voir le comportement de la future maison et la modifier pour atteindre la performance bioclimatique maximale.

SUIVRE L’EVOLUTION DES REGLEMENTATIONS

Depuis le 1er janvier 2009, certains critères d’attribution de subventions ou de crédits d’impôts ont changé. Ils concernent des équipements qui sont sortis de la liste et d’autres dont les normes de qualités thermiques sont devenus plus rigoureuses. Ainsi, le coefficient exigé de transmission surfacique d’une fenêtre en PVC est passé de 1,6 W/m2 °K à 1,4 W/m2 °K. Si , ni vous, ni votre installateur n’ont connaissance de ces subtilités techniques, la vigilance du Trésor Public est, elle, redoutable et il ne manquera pas de vous refuser subvention et crédit d’impôt si vos équipements ne sont pas conformes. Or, dans bien des cas, la rentabilité d’un investissement pour l’amélioration thermique ou les énergies renouvelables repose essentiellement sur ces aides financières incitatives, car elles peuvent atteindre 45 % du prix final TTC. Prudence donc ! En cette même page dans le précédent numéro, nous nous étions emballés sur l’Eco-PTZ, ce fameux prêt de 30 000 euros à taux zéro qui devait être disponible au 1er janvier 2009. Une sacré bonne idée que ce prêt ouvert à tous les particuliers pour réaliser des travaux d’économies d’énergie ! Mais, encore une fois, les décrets d’applications ne sont toujours pas publiés, et les conditions d’accès semblent devenir de plus en plus contraignantes. Pourtant, un prêt à 0%, sans condition de revenus et de ressources est une belle opportunité. Nous vous conseillons d’attendre donc, pour connaître les matériels à installer et les conditions d’octroi, puis de comparer les "frais de dossiers" que les banques ne manqueront pas de facturer... Soyons optimiste  : il ne va pas tarder à arriver !

Christophe Faure

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Au soleil...

Cette maison installée en Savoie combine une architecture contemporaine,une construction à ossature bois et l’exploitation de l’énergie solaire. Une vraie qualité de vie et un rapport à l’environnement qui lui permettent d’obtenir le prix de la maison individuelle du 11e concours Habitat Solaire Habitat d’Aujourd’hui.


L’éco-PTZ

C’est la nouveauté de l’année ! Jusqu’en 2008, les mesures visant à encourager l’amélioration énergétique des logements résidaient essentiellement en des crédits d’impôts, mais elles ne proposaient pas de solutions pour financer l’achat de ces équipements. Depuis le 1er janvier 2009, l’Eco-Prêt à Taux Zéro (PTZ) vient compléter le dispositif d’incitation. Petit bémol de prudence néanmoins, les décrets d’applications n’ont pas encore été publiés…


Copropriétés : la galère des économies d’énergie

Ce sont les plus mauvais élèves de l’habitat ! Alors que la consommation finale d’énergie est en moyenne de 180 kWh/m2/an pour les HLM, elle est de 260 kWh/m2/an dans les copropriétés. Le chemin va être très, très dur et onéreux pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement…


La maison économe

Avec 260 salariés, Ossabois est la première entreprise de construction en bois en France. Cinq à six maisons sortent de ses ateliers tous les jours. Cette envergure lui permet de mener à bien une profonde réflexion sur la maison économe en énergie. Elle propose désormais une gamme de maisons aux performances très élevées pour un coût tout à fait acceptable.


Une redoutable efficacité !

Halte au gaspi ! Le slogan n’est pas nouveau, mais la manière de détecter les gaspillages d’énergie est, elle, bien nouvelle. A travers trois exemples récents, vous allez découvrir les applications de la caméra infrarouge. Un outil précieux !


Chauffer l’eau !

Avec l’amélioration de l’isolation thermique et du chauffage dans les maisons, le coût de la production d’eau chaude domestique va bientôt dépasser celui du chauffage  ! Et ce prix varie considérablement selon le mode de production. Petit inventaire des nombreuses solutions classiques, écologiques et mixtes.


Les chaudières à gaz à condensation Rien ne se perd, tout se transforme

Habituellement rejetée sur l’extérieur, l’énergie de la vapeur d’eau issue de la combustion est récupérée par une chaudière à condensation pour favoriser la production de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Résultats : économies d’énergie et réduction des rejets du CO2 dans l’atmosphère. Économique et écologique !


Chauffer et rafraîchir sa maison

Les vieilles recettes restent parfois les meilleures. Ou du moins ont elles encore beaucoup à nous apporter. Le puits canadien ou provençal est un héritage. Un procédé capable d’apporter à votre maison un air tempéré en toute saison pour rafraîchir l’air en été et le préchauffer en hiver.

Photos : Olivier Perrot

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